Co-fondatrice et vice-présidente de la Compagnie de Théâtre de la Candelaria, Patricia Ariza est une femme engagée pour la Paix et les droits de l'Homme en Colombie. Féministe, femme de théâtre et de solidarités, son regard sur la situation de son pays et du monde appelle à être partagé.
Rendez-vous :
Ce jeudi 17 septembre à 20h00
au CICP (Centre International de Culture Populaire)
Dans le cadre du Festival pour la Paix en Colombie - Mémoires et Justice Sociale réalisé les 6-7-8 mars 2015 à Montreuil (près de Paris), Imelda Daza, survivante du génocide de l'Union Patriotique exilée en Suède depuis 24 ans, a prononcé les paroles suivantes au cours du débat sur :
Le processus de négociation de paix, les victimes et la voix des exilés
par Imelda Daza Cotes
Paris, 6-7-8 mars 2015
Certainement, le conflit armé a affecté, sans distinction, bonne partie de la population colombienne. L’univers des victimes est large et varié. La violence et les agressions, dans leurs multiples formes, proviennent de plusieurs fronts : groupes paramilitaires, forces armées de l’Etat, insurgés armés, organismes d’espionnage gouvernementaux, groupes de justice privée et délinquants de droit commun. De nombreux survivants à la tragédie ont été obligés de se déplacer à l’intérieur du pays. Nous autres, avons dû en sortir. S’y ajoutent les migrants économiques, les déplacés frontaliers, les expulsés par manque d’opportunités, qui sont eux aussi des victimes, comme les enfants et les jeunes colombiens donnés en adoption à des familles européennes. Tout cela a lieu dans un pays incapable de garantir un minimum de conditions de vie à la majorité des citoyens.
En nous additionnant tous, nous sommes près de 6 millions, nous qui composons la diaspora colombienne, invisibles socialement et politiquement, et ignorés par l’establishment. Nous avons supporté avec rigueur le poids d’une confrontation armée qui s’est prolongée dans le temps mais dont la fin semble proche. Le processus de conversations et de négociations qui se déroule à La Havane entre la guérilla des FARC et le gouvernement colombien semble avancer dans la direction que nous espérons.
Nous, obligés à quitter le pays par l’urgence de protéger notre intégrité personnelle et familiale, nous sommes appelés “déplacés externes”, exilés, demandeurs d’asile, réfugiés politiques. Nous sommes dispersés de par le monde. Le risque de perdre la vie étourdit et la peur est telle, qu’elle ne donne pas la possibilité de beaucoup penser vers où aller. N’importe quel lieu lointain apparait sécurisant.
L’exil est un vécu traumatique. C’est un déplacement, c’est une douleur, c’est un bannissement, c’est la rupture brusque et radicale d’un projet de vie. C’est aussi un échec. Peu importe le lieu où on arrive, peu importe la condition sociale, économique ou intellectuelle du déplacé, on doit toujours affronter des situations inimaginables, la perte du contact avec ses proches, l’abandon de l’espace familial, professionnel, social et culturel, tout ce qui engage le milieu affectif au milieu de frustrations et de nostalgies qui seront plus ou moins aigües suivant le contraste entre le pays que nous avons laissé et le pays d’accueil.
Dans le nouveau lieu, les défis sont nombreux et difficiles à manier : L’apprentissage d’une nouvelle langue et de nouveaux usages, le maniement de nouveaux codes de conduite, la réinsertion professionnelle, d’autres climats, etc...
Quelquefois, l’incertitude est telle, qu’elle paralyse, qu’elle freine les impulsions. On doit affronter des sentiments jamais expérimentés auparavant : La perte d’identité, la sensation de non-appartenance, la solitude et l’isolement extrême, la transculturation, la précarité, le désir de récupérer ce qui a été perdu et la soif de reconstruire les liens rompus abruptement. Tout est très complexe. Sans doute, ce qui est le plus tourmenté ce sont les NOSTALGIES, elles transforment les souvenirs et falsifient le passé qui devient une illusion. Ainsi, le pays que nous avions laissé, quelquefois redevient bon et l’obsession du retour s’agrandit avec le passage du temps. S’ajoute à tout cela la sensation d’abandon de la part de l’Etat qui a toujours ignoré la diaspora, la dure réalité de l’exil, de ses impacts et la violation des droits qui nous expose à la re-victimisation. Une politique publique qui reflète et prenne en compte les besoins et les urgences des colombiens résidents à l’extérieur n’a jamais existé.
Voilà tout ce que nous avons affronté, et plus encore, nous qui maintenant, assumons le défi de rechercher des chemins de paix, de tolérance et de réconciliation à travers la Vérité, la Justice et la Réparation intégrale, avec tout ce qui doit nous permettre un Retour Digne, avec des garanties pleines, au pays que nous n’avons jamais voulu quitter. Ce Festival correspond à ces intentions et au besoin de nous rendre visible.
La force des faits nous a converti en sujets actifs et engage notre volonté et notre effort dans la récupération de la Mémoire pour, à travers elle, connaître la Vérité qui mène à la Justice et à la Réparation Intégrale, partie essentielle du droit au Retour. Car, sans vérité il ne peut y avoir de paix.
Il est urgent de reconstruire le passé qui nous tourmente et de récupérer la mémoire de ce qui s’est passé. Ce doit être un acte politique libre, spontané, volontaire, une pratique sociale pour nous écouter, exercer la tolérance, identifier les ressemblances et rompre avec l’exclusion et la polarisation. C’est un exercice utile à la société et aux victimes, un exercice qui nous aide à mieux interpréter ce présent qui nous accable et à entrevoir le futur avec quelque certitude. De plus, comme il fait partie d’un processus de construction, il nous permet de récupérer le sens d’appartenance, il renforce les liens d’identité, approfondit l’enracinement à une collectivité, à un territoire, reconstruit la notion du NOUS et nous aide ainsi à assumer la sensation d’étrangeté qui accompagne le retour.
Les exercices de mémoire collective sont un mécanisme de résistance contre l’oubli et contre la répétition des faits. Cela nous permet de comprendre que le retour ne ressemble pas à une tâche interrompue, mais plutôt un saut historique pour arriver à un territoire qui a souffert des transformations et des changements dans tous les domaines. Nous ne revenons jamais au même lieu. La mémoire est une alliée dans ce processus car elle permet de réfléchir sur le “comment c’était avant”/ “comment c’est maintenant” et sur ce qu’impliquent les similitudes et les différences, ce qui est fondamental dans la construction du futur.
Evidemment, le Retour soulève des incertitudes, retourner est beaucoup plus que revenir. Ce devenir et ce revenir, il faut le regarder à partir de la perspective de la mémoire, pour faciliter les rencontres, éviter les désaccords et faire en sorte que “revenir à la Maison” ne devienne pas un nouveau déplacement.
Mais le retour implique également une Réparation qui rende possible le rétablissement de nos droits citoyens et la réintégration dans la vie sociale et politique avec la pleine garantie que les faits qui ont provoqué l’exil ne se répétiront pas. En cela, la Vérité redevient cruciale. La mémoire de l’exil et de la diaspora colombienne devra avoir comme objectif important la juste reconnaissance de la renommée et de la dignité des victimes. Ce n’est que de cette manière qu’il sera faisable d’avoir confiance dans la non-répétition des faits occasionnant des victimes. Ce n’est que de cette manière qu’il sera possible de construire un futur en paix.
Les actes de réparation qui rendent possible un retour digne sont d’ordre divers et ont quelque chose à voir avec les garanties du gouvernement pour la récupération des droits citoyens, avec l’indemnisation proportionnelle pour les dommages causés ou les situations lourdes dans la vie des victimes, et avec la conception d’une politique publique qui définisse les buts et les procédures permettant de rendre effectifs tous les actes de réparation, dont la construction de la mémoire collective du conflit avec une approche différenciée et une perspective de genre. La réparation intégrale a évidemment quelque chose à voir avec la Vérité et le droit à connaitre ce qui s’est passé, savoir qui ont été les bourreaux, l’emplacement des restes des parents disparus, la restitution des terres usurpées, ainsi que le droit à enquêter sur les faits qui ont affecté les victimes et à sanctionner les responsables.
Pour le cas emblématique de l’UNION PATRIOTIQUE, la réparation intégrale doit partir de la reconnaissance du GéNOCIDE politique qui a conduit à sa disparition de la scène politique. Elle oblige l’état colombien à un processus de réparation intégrale avec des mesures qui combinent des approches non seulement restitutives et compensatoires avec des approches transformatrices.
Nous, colombiens déplacés à l’extérieur, nous entendons être reconnus pour ce que nous signifions comme victimes, une force politique et sociale qui a beaucoup à apporter au pays et au processus de paix. Nous sommes un pilier fondamental dans la construction de démocratie et nous exigeons du gouvernement la définition d’une politique publique des migrations avec une Chancellerie qui s’occupe et serve les colombiens de l’extérieur.
Pour faire en sorte que notre lutte soit efficace, il est nécessaire de rompre le silence de tant de décennies. Nous devons nous rendre visibles, que nos voix soient écoutées et que soit unanime le cri qui affirme que CA SUFFIT! Assez d’ignominie, assez de guerres, assez de victimes.
AUJOURD'HUI à 19h au CICP : (21 ter rue Voltaire, métro Rue des Boulets) :
Rencontre-débat autour du thème :
"LE ROLE ET LA RESPONSABILITE DES JEUNES DANS LES PROCESSUS DE PAIX" avec CARLOS MEDINA GALLEGO
Enseignant-chercheur à la Faculté de Droit et Sciences Politiques et
Sociales de l’Université Nationale de la Colombie et Docteur en
Histoire, Carlos Medina suit de très près les dialogues de Paix entre
les insurgés et le gouvernement colombien à la Havane et participe
activement au Centre de Réflexion et de Suivi de ces dialogues de
l’Université Nationale de Colombie. Son travail académique et ses
diverses recherches portent sur l’histoire du conflit armé colombien et,
en particulier, sur l’histoire des acteurs armés tels que : «Violence
et lutte armée: le cas de l’ELN, une histoire de vie» et «FARC-EP et
ELN: une histoire politique comparée». En 2011, il a accompagné les
mouvements des étudiants en lutte contre la réforme de l’enseignement
supérieur.
Rencontre-débat organisée par les associations :
Festival pour la Paix en Colombie - Mémoires et Justice Sociale,
TEJE Paris,
Ciudadan@s Por la Paz.
La Parole errante Dimanche 8 mars 2015. 12h00 - 14h30
Débat : Le rôle de la culture, de l’éducation
et de la création artistique pour construire la paix
L’éducation, l’art et la culture sont des éléments centraux pour un projet
de construction de paix avec mémoires et justice sociale. Nous souhaitons
profiter de la présence des colombien-ne-s formé-e-s à l’étranger, des représentants
de la MANE, des professeurs chercheurs et des artistes pour comprendre comment nous
pouvons, grâce à l’éducation et l’art, apporter à la construction d’un nouveau
pays. Nous souhaitons créer un débat autour de la situation actuelle de
l’éducation en Colombie.
Animatrice et animateur: Miriam Montoya
et Marino Valencia.
Avocat de l’Université Libre de la Colombie, membre de la Commission Nationale des Porte-paroles de la Mesa Amplia Nacional Estudiantil –MANE–, Álvaro Hernán Forero Hurtado a joué un rôle remarquable dans les mobilisations des étudiant-e-s colombien-ne-s en 2011. Il est membre de l’Asociación Colombiana de Estudiantes Universitarios -ACEU-, dont il a été Secrétaire National des Universités Privées et secrétaire des Organismes de l’ACEU-Bogotá. Il a été représentant des étudiants de la Faculté de Droit de l’Université Libre et membre du Conseil d’Administration du Conseil d’étudiants de cette faculté. En 2011, Il a représenté la Colombie dans le XVI Congrès Latino-américain et des Caraïbes d’Étudiants -CLAE- à Montevideo, Uruguay. En 2013, il a été également intervenant dans le XVIII Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants à Quito, Équateur.
Enseignant-chercheur à l’Université Nationale de la Colombie et docteur en histoire, Carlos Medina suit de très près les dialogues à la Havane et participe activement au Centre de réflexion et de suivi des dialogues de paix de l’Université Nationale de Colombie. Il est professeur à la Faculté de Droit et Sciences Politiques et Sociales de l‘Université Nationale de Colombie. Son travail académique et ses diverses recherches portent sur l’histoire du conflit armé colombien et, en particulier, sur l’histoire des acteurs armés tels que : «Violence et lutte armée: le cas de l’ELN, une histoire de vie» et «FARC-EP et ELN: une histoire politique comparée». En 2011, il a accompagné les mouvements des étudiants en lutte contre la réforme à l’éduction nationale. https://www.youtube.com/watch?v=Y8iE3vqyd7g
Historienne de l’art de l’Université Nationale de la Colombie, dramaturge, poète et co-fondatrice du Théâtre de la Candelaria (ancienne Casa de la Cultura), Patricia Ariza est une militante féministe, très engagée pour la paix en Colombie et la construction des mémoires dans le pays. https://www.youtube.com/watch?v=Yo8RSgJGzd4
La Parole errante Dimanche 8 mars 2015. 12h00 - 14h30
Débat : « La question de la propriété de la terre et
de sa restitution ».
La question agraire en Colombie est le premier sujet de débat de la table
des négociations entre les FARC-EP et le gouvernement colombien. En effet, la guerre,
la spoliation violente des terres et la concentration de celles-ci sont des
phénomènes parallèles qui se renforcent entre eux. Soixante pour cent des
terres aptes à la production se trouvent actuellement entre les mains d’un pour
cent de la population colombienne, les familles les plus riches du pays. Le
coefficient GINI de concentration de la terre est de 88%. Tout au long du XXème
siècle, les différentes tentatives des réformes agraires et d’encadrement du
monde rural ont échoué, non seulement à cause de leur insuffisance, mais
également en raison d’une absence de volonté politique pour la résolution des
conflits ruraux.
En 2013, la Colombie a assisté au soulèvement de l’ensemble de la
population en défense des paysan-ne-s de l’espace rural colombien, on l’a
appelé la Grève Nationale Agraire. Un mouvement dans lequel, des citoyen-ne-s
urbain-e-s, des paysan-ne-s, des peuples autochtones, des communautés afro-colombiennes et des
étudiant-e-s ont convergé dans la défense des Zones de Réserves Paysannes et
des territoires collectifs, contre les politiques de libéralisation du commerce
qui mettent en danger la souveraineté et
la sécurité alimentaire.
Nous constatons que de grands défis se présentent à la
suite d’une éventuelle signature des accords de paix. Il faudra que nous
réussissions à construire un espace rural qui puisse faire face aux
contradictions entre le monde rural populaire et en paix que nous souhaitons et
celui que l’économie libérale pourrait nous imposer. Nos invités, issu-es des processus
populaires, nous raconteront leurs expériences dans la construction collective
de ses territorialités alternatives.
Animatrice et
animateur : Mónica Arias et Andrés Felipe López.
Membre de la Guardia Indígena et de l’ACIN, Celia a joué un rôle central dans la création et développement du Projet Femme (Proyecto Mujer) de la Casa de Pensamiento Mujer. Ce projet a pour but la recherche d’un changement de la condition de vie des femmes et de l’ensemble de la population NASA. Ils sont à l’initiative des actes de récupération des territoires collectifs des peuples autochtones et dans un mouvement de résistance au conflit armé colombien.
Sociologue et communicateur, David travaille dans l’éducation et la communication populaire.
Il estéditeur web de l’hebdomadaire
« Voz » et membre du projet
du projet de communication paysanne Prensa
Rural. https://www.youtube.com/watch?v=wfNtYlanb0I
Membre du "Comité pour le respect des Droits Humains Daniel Gillard" (Belgique) et fonctionnaire du Parlement Européen, Paul Émile est un militant des droits humains engagé sur les questions problématiques du Traité de libre Commerce entre l’Europe et la Colombie et proche des mouvements paysans caféiculteurs colombiens.
La Parole errante Samedi 7 mars 2015. 14h15 - 17h00
Débat :« Le processus de négociation de paix,
les victimes et la voix des exilé-e-s ».
Tout processus de paix doit tenir compte de la reconnaissance des
victimes comme facteur mettant en évidence les causes et les origines de la
confrontation. Alors que le système
colombien, par le biais d’un processus d’accaparement des terres, entre autres,
continue à intensifier l’exclusion de
ces femmes et de ces hommes, la stratégie médiatique colombienne a toujours
tenté de nier l’existence de victimes de crime d’Etat en mettant l’accent sur
les victimes occasionnées par l’action des insurgés.
L’accord de dix principes pour la discussion du 5ème point de l’agenda des
conversations de paix actuelles, se base au contraire sur la nécessaire
reconnaissance de toutes les victimes du conflit et de la responsabilité des
différents acteurs de celui-ci. Cette
avancée se confirme d’autant plus avec la conformation de 5 groupes et leurs
délégations à la Havane.
Il semble alors pertinent que ce Festival puisse prolonger la réflexion et
l’analyse du processus de paix, qu’il permette la visibilité des victimes et
amène la pensée plus loin en questionnant l’apport de ces voix d’exilé-e-s pour
la construction de la paix en Colombie, la nécessité de traduire cette
souffrance et cette colère en une expression sociale et politique. Il serait également intéressant de réfléchir
à l’importance de l’international et des ponts qui peuvent être créés par le
biais de ces victimes, réfugié-e-s à l’étranger.
Animatrice
et animateur : Maria Baresch et Manuel Salamanca.
Fondatrice
d’un mouvement civique pluraliste, le travail
politique d’Imelda a une longue histoire. Celui-ci s’est accéléré au moment de
son entrée dans l’Union Patriotique et de son élection au Conseil Municipal de
Valledupar. Parmi les 19 fondateurs de l’Union Patriotique, seulement trois
personnes dont Imelda ont survécu. Depuis 24 ans, elle est exilée en Suède. https://www.youtube.com/watch?v=wGYh47eDXUQ
Avocat, spécialiste des droits humains et grand défenseur des
prisonniers et prisonnières politiques, Gustavo Gallardo co-coordonne la commission
internationale du mouvement social et politique Marcha Patriotica. Il est aussi
président de la Fondation Liens de Dignité. https://www.youtube.com/watch?v=5DkP4d9Hsno
Né à Barranquilla,
étudiant de droit et de sociologie, Yezid est rapidement devenu un important
leader étudiant de la côte atlantique.En décembre 1984, il prit la décision de rejoindre les FARC-EP (Forces
Armées Révolutionnaires de Colombie) jusqu’à sa capture et emprisonnement en
1996.À sa sortie de prison, en 2006, il
a renoncé publiquement à l’usage des armes et signé son engagement en faveur de
la paix.En 2007, pour des raisons de
sécurité, Arteta a quitté la Colombie et est devenu enseignant-chercheur à
l’École de Culture de la Paix à l’Université Autonome de Barcelone.En 2014, il a publié son dernier livre :
« Descansen Armas ! »
Représentante du Frente
Amplio por la Paz, porte-parole à l’international de l'Union Patriotique et
enseignante-chercheuse, Lilia travaille pour la défense des droits humains.
Elle est directrice du Projet Justice et Vie à Bogotá. Son travail à
l’international ainsi que son combat pour la participation politique des femmes
contribue de manière importante aux actions des mouvements sociaux colombiens. https://www.youtube.com/watch?v=eS5LUiidtCo
Missionaire clarétien,
militant des droits humains et philosophe, Henry Ramirez Soler est avant tout
un défenseur de la dignité humaine. Toujours en recherche de stratégies de paix
et de protection du territoire, Henry travaille sans relâche pour rendre
publique la réalité quotidienne des populations colombiennes les plus
vulnérables. Il est également membre du Mouvement des Victimes de Crime d’État
(MOVICE).